L'Aventure riche de sens de Thierry Bayala, athlète élite IFBB PRO

L'Aventure riche de sens de Thierry Bayala, athlète élite IFBB PRO

Racontes nous ton parcours sportif. Quels sont tes autres passions ? J’ai appris que tu avais été inscrit dans une association de chant lorsque tu étais à Clermont-Ferrand

J’ai côtoyé l’univers du sport assez jeune. J’ai d’abord commencé par l’athlétisme sur la période du collège et du lycée jusqu’à un concours National ou j’ai eu l’honneur de décrocher la 3e place en classe de terminale. C’était au Sénégal car j’y ai fais une partie de mes études également.
En parallèle à cela je pratiquais également le Basketball qui m’a suivi jusqu’en France, et ce, pendant plusieurs années consécutives. En ce qui concerne le chant, effectivement cela faisait aussi parti de mes activités. Je suis chrétien pratiquant et aller à la messe les samedis ou dimanches fait partie de mes habitudes. Avec un groupe d’étudiant de l’époque, on avait pour coutume d’assurer les animations des messes avec des chants africains de différents pays. Un ami à moi, très talentueux faisait du gospel en parallèle dans l’association où j’ai connu Catherine Romeuf. J’ai eu l’occasion d’assister et faire partie de certaines prestations.

Fais-tu encore du basket ? Si oui ou si non en quoi le Basketball t’aide pour ta pratique sportive actuelle ?

Je pratique encore, quand je peux le basket à titre personnel et non en club comme avant. Malheureusement les deux sports ne sont pas compatibles sur plusieurs points. Cependant j’aime de temps en temps retrouver les sensations particulières sur un playground et surtout pouvoir bouger beaucoup car la musculation étant un sport assez statique c’est le côté complémentaire que je pourrais citer.

Comment est née cette envie de percer dans le body building ?

Je dirai le destin car malgré le côté idolâtre que j’avais pour Arnold Schwarzenegger je ne me voyais pas forcément faire des compétitions. Pratiquer la musculation oui, car j’en fais depuis le lycée mais monter sur scène ne m’avait pas vraiment traversé l’esprit jusqu’au jour ou, motivé par des amis, je me suis challengé à tester comme ça pour le plaisir sans réel grand objectif. Le déclic s’est fait car j’ai aimé et pris plaisir à le faire.

Qu’est ce qui est selon toi le plus dur dans cette discipline et pourquoi ?

Rien n’est facile dans cette discipline mais tout peut le sembler s’il y a de la passion. Il faut aimer pour avoir la rigueur, la patience et la détermination nécessaire.

Depuis combien de temps travailles-tu sur ton physique ? En es-tu satisfait ? Quels sont tes axes de progrès ?

Je dirai environ 13 ans. Pour la satisfaction elle est assez relative. La pratique de la musculation a toujours été dans un but de bien être pour être en bonne santé. Au fil des années, à cela, se sont ajoutés des objectifs supplémentaires comme améliorer mes performances au basket et aujourd’hui correspondre au mieux aux critères attendues sur mes compétitions de culturisme. Être en bonne santé est ma première satisfaction et pour le reste tout sera dans le travail. Travailler encore et encore pour m’améliorer afin de me dépasser personnellement et sportivement.

Est-ce que tu crées tes propres programmes ?

Cela fait plusieurs années que je crée mes programmes et me prépare seul. C’est une autre facette de la passion que j’ai pour cette discipline. Cela requiert beaucoup de documentation, d’échanges avec autrui et d’observation afin de tirer toujours quelques chose de précieux à l’issue de chaque compétition. Des détails qui pourront être utiles par la suite pour peaufiner à parfaire au mieux les échéances.

Comment tu travailles pour construire du muscle ? Est-ce que tu alternes des cycles de force et d’hypertrophie ? Utilises tu des méthodes d’intensification ? Si oui, quelle est ta préférée et pourquoi ?

Pour ma part je reste essentiellement sur les fondamentaux en ayant toujours en tête deux choses primordiales (intensité et récupération). Le contenu de mes séances ne regorge pas de cycle particulier comme la force ou l’hypertrophie mais une symbiose des deux que j’élabore en fonction de mes objectifs. S’entraîner quand on doit correspondre à certains critères nécessite une réflexion différente sur l’agencement des entraînements. Sinon dans le fond les exercices restent vraiment sur les fondamentaux sans chercher de mouvement ou exercice miracle. Une bonne exécution, une bonne connexion neuro musculaire et de l’intensité.

Combien d’entraînement par semaine et combien de temps durent tes séances ? Combien de fois par semaine accordes-tu à chaque groupe musculaire ?

Mes entraînements varient entre 5 et 6 séances par semaine. Elles durent entre 1H30 et 2H maximum en fonction des groupes travaillés. Je travaille chaque groupe musculaire une fois dans la semaine sauf le dos et les jambes qui sont divisés en 2 séances chacune.

Suis-tu un programme de nutrition sportif et si oui, à partir de quel moment as-tu adopté une alimentation sportive pour performer encore plus dans ta discipline ?

Aujourd’hui en tant que compétiteur et ayant un sponsor, c’est du plein temps. Je fais attention à mon alimentation sans être forcément dans la restriction tout le temps durant l’année. Une fois le calendrier des compétitions publié, j’établi un plan annuel et la nutrition variera en fonction de ça. Avec une bonne organisation il est plus simple d’avoir le contrôle sur quasiment tout et se faire plaisir comme tout le monde quand il faut.

Racontes nous ce que tu ressens lorsque tu montes sur scène ?

C’est assez spécial car au final on passe des mois de préparation pour quelques minutes sur scène. La sensation première est la satisfaction d’être allé au bout et surtout d’avoir tout donné. Je me dis alors que c’est le moment de profiter et kiffer !

Comment t’es-tu senti lorsque tu as serré la main d’Arnold Schwarzenegger ? Qu’est ce qui t’es venu à l’esprit en premier ? Quels sont tes rêves ?

Je rêvais de ce moment depuis le début de la préparation de la compétition, je me suis fait le film dans ma tête plusieurs fois, et pourtant j’ai réussi à être surpris. Tout simplement parce que quand je suis en compétition je suis concentré sur l’instant présent, sur les étapes à franchir l’une après l’autre. Il faut savoir que sur ce genre de compétition il y a d’abord ce qu’on appel les semi-finals à l’issu desquelles il y aura une élmination d’une bonne partie et une sélection de ceux qui iront en finale.
La compétition de l’Arnold Classic se fait uniquement sur invitation en fonction du palmarès international. Ce qui veut dire que l’on se retrouve en backstage avec l’élite autour de soi !
A cet instant on reste concentré sur la compétition et sur sa prestation.
Ce qui fait que ayant échelonné ces différentes étapes jusqu’à la 3e place mon esprit était focalisé sur cet exploit pour une première participation. Ce qui fait qu’à l’arrivée sur scène de la légende Arnolrd Scwharzenegger m’a surpris car j’essayais encore de digérer l’exploit que je venais de réaliser et le moment était spécial. Plusieurs choses tournaient à la fois dans ma tête. Est-ce réel ? suis-je entrain de rêver ? Voila le ressenti que j’ai eu. A la fois euphorique et saccadé.

Quels conseils peux-tu donner à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le body building ? As-tu un message à faire transmettre ?

Mon rêve serait de décrocher un jour le titre de champion du monde au niveau professionnel. Un rêve qui parait utopique mais cela n’en amoindrira pas le dévouement et le travail qui sera fait.
Ayant été champion du monde amateur en 2017, ce fut une belle leçon car à l’époque cela me semblait aussi irréalisable.
Il ne reste plus qu’un chose à faire, travailles dur !

Si tu devais résumer ton parcours en un seul mot ?

En un mot ? AVENTURE !

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